¨Nous ne devons pas non plus confondre sa manière à ces approches figuratives dominées par l'obsession du détail et la virtuosité technique. A la différence de bien des Paganini du pinceau, Yvette Froment ne s'abandonne pas à la virtuosité pure, laquelle finit d'ailleurs par dépouiller le sujet de toute profondeur. Au contraire, elle évite la facilité en proposant une imagerie savante où la forme, jamais insignifiante, sert de leitmotiv à une démarche que l'on pourrait qualifier d'abstraite. En d'autres termes, son iconographie et le traitement qu'elle confère à ses sujets participent d'un travail sur l'espace pictural et sur les ¨mécanismes¨ de l'image.¨ Dany Quine, Journal Le Soleil, 23 septembre 2000, p. D-16.
"Les oeuvres du début de sa production tendent vers une représentation photographique du sujet. Le potentiel évocatif du tableau prend sa source, pour l'essentiel, dans les particularités de l'image, soutenu en cela par tout le processus pictural: le traitement, la facture, le geste effacé et le cadrage du sujet. C'est au milieu des années quatre-vingt que l'artiste désamorce l'image en transmettant à la réalité physique, qu'elle traite toujours avec virtuosité, une dimension plus picturale." Robert Bernier, Un siècle de peinture au Québec, Les Éditions de l'Homme, Montréal, 1999, pp. 293-294.
"Dans son exposition intitulée
"Parcours du réel et de l'imaginaire"... c'est tout un voyage
virtuel qui nous est offert. Du coucher de soleil à Key West aux
égoûts de Paris en passant par le chemin menant à la
mine de silice québécoise, les sujets des toiles d'Yvette
Froment reproduisent les atmosphères de ces coins de pays aussi
différents que dignes d'intérêt." Marie-Josée
Montminy, "Entre l'hyperréalisme et la fantaise: Yvette Froment
et ses paysages trafiqués", Le Nouvelliste, samedi
le 13 juin 1998.
"Intransigeante face à elle-même, Yvette
Froment exige de la part de l'observateur une intégrité totale.
En ne lui donnant que des indices à l'intérieur de ses oeuvres,
l'artiste invite ce dernier à découvrir les méandres
de ses images et de ses nombreux secrets. Confronté ainsi à
des compositions à caractère multiple (effet, zoom, superposition
d'images, textures marouflées, etc.) il prend conscience du monde
dans lequel il vit et de ce qui l'entoure. Une façon aussi pour
Yvette Froment de témoigner son affection pour le sien, son monde."
Louise
Beaudry, Yvette Froment: Images intimes et écologiques,
p 7, 1996.
"Depuis le milieu des années quatre-vingt, la composition est devenue plus complexe. La géométrie toujours sous-jacente dans ses premières compositions, s'est dévoilée dans des superpositions, des retraits ou des premiers plans d'une dimension du sujet ou d'un segment de l'image particulièrement significatifs. Dans ses dernières oeuvres, elle ponctue ou souligne des éléments importants du sujet ou de la composition par des éléments graphiques: graffiti, pictogrammes, lignes de couleur." Ninon Gauthier, Parcours, no 13, printemps 1994.
"Yvette Froment s'intéresse au détail, à
l'infiniment petit comme à quelque chose qui pourrait être
gigantesque. Depuis toujours, sa production picturale témoigne de
l'intérêt pour ce détail qui capte le regard et l'accapare
entièrement à travers une série de motifs qui, comme
elle le dit, lui permettait de se prouver à elle-même qu'elle
pouvait arrêter un visage, des enfants sur une place ou des montagnes
égarées dans le brouillard." Jean-Claude
Leblond, Magazin'Art, no 4, été 93.
"Ces oeuvres intériorisées n'ont plus rien
à voir avec une peinture objective et froide: la figuration sert
ici des propos multiples, subtils et ne peut en rien être réduite
à un système à la mode." Claudette
Hould, Vie des Arts, 1990.
"Aussi douleur, mais encore discrétion, chuchotements,
retenue: des thèmes qui habitent les peintures d'Yvette Froment
où le geste de peindre se violente en raison de l'application hyperréaliste,
hyper-contrôlée des pigments." Nycole
Paquin, Femmes de parole et écologie, 1988.
"Le balancier s'arrête sur l'image-miroir dans les
tableaux hyperréalistes d'Yvette Froment." Monique
Langlois, Femmes de parole et écologie, 1988.
"Le signe iconique est chez Froment clairement représentatif
de notre environnement, une obligation à rejeter la passivité."
Suzanne Trudel, Femmes de parole et écologie, 1988.
"Ses oeuvres sont absolument saisissante, d'une particulière
intensité d'où l'émotion n'est pas exclue." Claudia
Thériault, Centre d'Arts Orford, 1985.
"De toute son oeuvre ressort une joie simple, sans arrière-plan
idéologique, mais combien enrichissante."
Guy Boulizon, Journal d'Outremont, oct.,1985.
"Yvette Froment reconstitue fidèlement la réalité
journalière, dans une appréhension plus écologique
qu'urbaine, véritable exercice de voyeur, d'une justesse étonnante,
allant presque jusqu'au trompe-l'oeil. Mais dans cette réalité
piégée, grâce à des cadrages subtils isolant
plans et situations sur lesquels tombe une lumière rasante, se propagent
d'imperceptibles nuances, car le banal n'y est jamais banal." Gérard
Xuriguera, Les Figurations de 1960 à nos jours, Paris,
Ed. Mayer, 1985.
"Voilà une artiste venue de l'hyperréalisme,
qui a su évoluer avec intelligence et mesure. Elle est sensible;
elle a le goût des structures; elle n'hésite pas à
se remettre en cause." Jean-Luc Epivent, Vie
des Arts, 1984.
"Yvette Froment, pure magie de la lumière sur les
surfaces et les textures, où les choses montrées ne sont
que tremplin à ce qu'elles disent, chantent et enchantent."
Guy Robert, Art actuel au Québec, 1983.
"Yvette Froment réussit à traduire la chaleur
humaine, peut-être aussi une certaine nostalgie souriante devant
la vie qui nous entoure de ses images et nous laisse à nos réflexions."
Jean
Sarrazin, Radio Canada, 1980.