BIOGRAPHIE



-    Yvette Froment est née à Crabtree Mills dans le comté de Joliette.

-    Diplômée de l'Ecole normale de Joliette, elle a d'abord enseigné pendant plusieurs années au niveau primaire à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM).

-    Ayant décidé de réorienter sa carrière dans le domaine artistique, elle a étudié, de 1976 à 1978, les arts plastiques au département de l'Histoire de l'art de l'Université de Montréal. .

-    C'est à cette époque que s'est manifesté son intérêt profond pour la peinture hyperréaliste. Elle s'est immédiatement démarquée par la qualité de son travail. Sa première réalisation, "Béton", lui a attiré des éloges  à l'occasion d'expositions de travaux d'étudiants à l'Université de Montréal et à l'Ontario College of Arts à cause de l'audace du sujet et de la maîtrise dans l'exécution.

-    Elle fut remarquée par Raphaël Shano, propriétaire de la galerie Art et Style de Montréal, lors du Festival international des arts au Vélodrome olympique de Montréal où elle exposait quatre oeuvres. C'est ce dernier qui a lancé sa carrière et présenté sa première exposition solo en 1980.

-    Elle n'a cessé depuis de travailler sur une base professionnelle en explorant, d'une façon plus écologiste qu'urbaine, des thèmes comme l'environnement, le monde des enfants, le monde du travail, l'architecture, l'hiver, l'eau, les pierres, les fleurs, les animaux...

-    Elle fait souvent preuve d'audace dans le traitement des sujets, tels: éclatement de l'image, utilisation de boîtes ou de structures de plexiglass... La composition des tableaux, toujours de facture hyperréaliste, comporte parfois des surimpressions de détails, des répétitions de fragments ou des effets de zoom sur une partie de l'image, qui créent des mises en situation, où la peinture devient parfois sculpture par l'intégration de l'oeuvre dans l'encadrement lui-même.

-    Elle a vécu à Paris de 1989 à 1992, y exploitant le thème des pavés des rues de la ville et de ses statues, en poursuivant ainsi une recherche sur les pierres qu'elle avait amorcée quelques années auparavant, laquelle faisait suite à une série de grands tableaux d'inspiration écologique.

-    Plus d'une trentaine de ses oeuvres ont été reproduites sur des affiches, cartes, agenda, calendriers ou pages couverture de livres et de revues, dont Reader's Digest (éditions française et anglaise) et Who's who International.

-    Elle a réalisé, en 1982, huit oeuvres pour le Centre Louis-Riel de Montréal, dans le cadre de la politique de l'intégration des arts à l'architecture du Ministère des affaires culturelles du Québec.

-    En 1991, Radio Québec a utilisé  "Les belles de la rue Mackay" comme document audio-visuel d'identification dans le cadre du 350ième anniversaire de la Ville de Montréal pour sa série intitulée "Peintres québécois".

-    A la demande de Madeleine Arbour, elle a réalisé en 1991, sur le thème "Un beau voyage...", deux pièces dans le cadre du projet d'intégration d'oeuvres d'art dans les trains LRC voitures-coach de Via Rail Canada Inc.

-    "Excelsior", l'oeuvre exposée au Salon Comparaisons 92 de Paris a été sélectionnée par un jury franco-japonais pour une exposition itinérante dans les principaux musées et villes du Japon, organisée par la Nippon Television Network.

-    Cette artiste s'intègre avec facilité dans l'environnement où elle vit avec une originalité qui lui est toute personnelle. Ainsi, à Paris elle a peint des pavés et des statues. En Floride où elle séjourne l'hiver depuis quelques années, elle a si bien su en rendre l'atmosphère par ses analogies fleurs et animaux qu'un critique d'art local écrivait dans le Sun Sentinel en janvier 2001 que cette artiste québécoise était devenue une véritable artiste floridienne parce qu'elle savait en exprimer le caractère tropical.

-    Robert Bernier, 'Yvette Froment:questionnement sur le réel', Parcours, août-sept-oct 2008, no 64, pp.38-39

 Retour à la page principale